Martin

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Titre : Martin

Auteur : Dominique Luciani

Editions : Auto-édité

Genre : Contemporain

RÉSUMÉ

Joseph, un clown d’hôpital en proie à des difficultés conjugales, va voir sa vie chamboulée par l’arrivée d’un enfant de huit ans dans le service d’oncologie où il officie. Gravement atteint, persuadé que ses jours sont comptés, le petit Martin n’aura de cesse de faire de ce clown dont il perçoit vite la tristesse, le héros que ce dernier a toujours rêvé d’être. Les rôles s’inversent peu à peu, Martin devenant le soignant et Joseph, le patient. C’est alors qu’un incroyable événement va survenir…

MON AVIS

Si vous me suivez un petit peu, vous savez sans doute que ce n’est pas la première fois que je lis un roman de Dominique Luciani. En effet, j’ai lu « Hors Norme » (auto-publié en 2015) le mois dernier et je l’ai adoré (ma chronique est disponible ici pour ceux qui le souhaitent). C’est alors sans trop de surprise que j’ai (gentiment) réclamé « Martin » à son auteur. Le résumé m’a tout de suite intéressée et la première chose que je me suis dite en le lisant fut « DE L’ÉMOTION! JE VEUX DE L’ÉMOTION! » (chose qui m’avait un peu manquée dans « Hors Norme »). Me voilà donc partie dans cette lecture tout à fait différente de ce que j’avais pu lire dans le roman précédent.

« Quoi qu’il en soit, cette histoire me confirme une fois encore qu’il n’y a pas de hasard, mais juste des rendez-vous. »

Me voilà lancée. J’entame les premiers chapitres et sans vous mentir, j’ai hâte que l’histoire commence. Le début de « Hors Norme » avait commencé sur les chapeaux de roues avec une immédiate course poursuite m’incluant dans l’action dès les premières lignes. Le début de « Martin » m’a paru beaucoup plus long. L’histoire tarde un peu à se mettre en place, mais c’est légitime. Le climat est complètement différent et comme je l’attendais, la lecture est tout de suite centrée sur l’émotion et les sentiments du narrateur. Une fois les premiers chapitres passés et le décor planté, il me faut peu de temps pour être captivée. C’est simple, j’ai lu ce livre en moins de vingt-quatre heures.

« Depuis ce jour, je sais que les choses arrivent rarement telles qu’on les avait souhaitées, que seul le passé et le présent sont certains et que « demain », en revanche, n’est jamais garanti. »

Dominique Luciani m’a bluffée. Il me tardait de retrouver sa plume, surtout sur un sujet tel que celui-ci, qui touche ma profession de près et me touche davantage personnellement. L’hôpital, les enfants malades, la perte d’êtres chers, le deuil, la souffrance, l’espoir, l’amour, tout y est pour que mon petit cœur en prenne pour son grade. Comment ça s’est goupillé ? Ma lecture s’est faite en deux temps. Les soixante-quinze premiers pour-cents du livre m’ont captivée, tout en m’intriguant. Je les ai lus presque en une seule fois, tellement l’histoire était addictive. Notre narrateur, Joseph, s’ouvre complètement au lecteur. Il dévoile son ressenti sur des sujets profonds tout au long de la lecture en tant que narrateur omniscient. Cependant, certains chapitres sont écrits d’une toute autre façon et permettent de suivre Aude, sa compagne, cette fois d’un point de vue narratif externe. J’ai beaucoup aimé cette façon de faire qui m’a permise d’apprécier les deux personnages et de m’y attacher. A ce propos, j’ai vraiment été touchée par leur relation (contrairement à « Hors Norme » où Paul et Lucille ne m’avaient pas suffisamment émue). Il s’agit ici pour moi d’une relation sincère et surtout authentique, basée sur un quotidien dur mais surtout réaliste.

« L’amour entre deux êtres est un cri qu’il se doivent de pousser ensemble. »

Le récit est fluide, le vocabulaire est riche, les termes médicaux précis sans pour autant en faire trop. Un vrai bonheur pour moi, petite blouse blanche actuellement en repos. L’atmosphère décrite dans les lieux est parfaitement juste à mon sens et en fait… je ne trouve pas grand chose à redire.

Ça, c’était pour les soixante-quinze premiers pour-cents. Venons-en maintenant aux vingt-cinq suivants. Tout se décante. Mon cœur s’emballe, mes yeux commencent à s’humidifier. L’émotion est à son comble, et je suis comblée également. Pas de fioriture, chaque mot est à sa place. Martin, ce jeune garçon malade, donne au narrateur ainsi qu’au lecteur une belle leçon de vie.

En résumé : je voulais de l’émotion et j’en ai eu. Je me suis imprégnée des personnages tout au long de ma lecture, j’ai pris part à leurs souffrances, à leurs joies, à leurs désirs, le tout sans avoir eu le temps de dire « ouf ! ». En revanche j’ai le temps aujourd’hui de dire un grand « Bravo Monsieur Luciani ! » et surtout un immense « Merci pour ce joli moment passé avec vos personnages ! ». Je vous recommande cette lecture sans sourciller.

« L’amour est un cri » avait écrit Aude, avant de me quitter et c’est en entendant mon enfant le lancer dans la salle d’accouchement que j’ai mesuré toute la portée de cette phrase.

MA NOTE : 17/20

« Tout est bien qui finit bien ! »

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